adaptation de la pièce « Un voyage à travers la folie » au théâtre à Colombes du 17 au 27 mars 2010

VOYAGE À TRAVERS LES OMBRES
Création librement inspirée de « Un voyage à travers la folie » de Mary Barnes
Mise en scène et interprétation Véronique Widock / Compagnie Les Héliades
du 17 au 27 mars 2010
17, 18, 19, 20, 24, 26, 27 mars à 20h30 / 25 mars à 14h30 au Hublot
87 rue Félix Faure – 92700 Colombes

Tarifs : 10 € / 8 € (- de 26 ans, intermittents, chômeurs, colombiens) / Carnet de 5 places : 32 €

Dans sa nouvelle création, Véronique Widock incarne Mary Barnes, une femme au parcours exceptionnel qui réussit à « guérir » de sa schizophrénie. Autour de ce spectacle, le Hublot alimente le débat sur l’actualité de la psychiatrie en France et les voies de guérison offertes aux malades.

« La folie était le seul moyen d’atteindre la vérité »

À quarante-deux ans Mary Barnes connaît les premiers symptômes d’une « maladie » jugée alors incurable : la schizophrénie. Aidée par une communauté d’anti-psychiatres anglais opposés aux électrochocs et à la camisole chimique, elle parvient à remonter aux sources de sa folie et en revient « guérie ».
Un voyage initiatique magnifique, violent et lumineux, à travers les noeuds de l’enfance, la structure familiale, la peinture et la Foi. Un témoignage unique qui bouscule les préjugés sur la folie, et ouvre de belles perspectives humaines et éthiques à la guérison.

Rencontres-discussions
Dans une époque où l’on privilégie la rentabilité des soins de santé et la mise en oeuvre de politiques sécuritaires, quelles sont les voies de guérison offertes aux malades ? Quelles sont les alternatives proposées par l’art ? Des rencontres auront lieu tout au long des représentations.

Agenda des rencontres
• Mer. 17 mars : UNAFAM (Union des amis et familles de malades psychiques) / Les proches face au séisme de la maladie psychique
• Jeu. 18 mars : Patricia Attigui, professeur de psychopathologie / Art et psychiatrie
• Vend. 19 mars : Collectif des 39 – Contre la Nuit Sécuritaire!/ Michaël Guyader, Yves Gigou et Mathieu Bellahsen / Folie et société
• Vend. 20 mars : Sonia Medina, réalisatrice du documentaire « Looking for Mary Barnes » et Guy Dana, fondateur de l’Inattendu, « hôtel thérapeutique » / Quelques exemples de structures alternatives de soins psychiatriques
• Vend. 26 mars: Samuel Luret, réalisateur du documentaire « Vies de fous » / Etat des lieux de la psychiatrie. Quelles propositions ? Quelles difficultés ?
• Sam. 27 mars : Claude Louzoun, responsable de Soin et culture / Art et lien social

Plus d’informations sur http://voyageatravers.canalblog.com

AVERTISSEMENT
Nous n’avons pas vu cette pièce et nous ne cautionnons pas le mouvement « anti-psychiatrie ». Les électrochocs sont encore pratiqués en 2010 et apportent des résultats et soulagent les malades en créant un état épileptique après une seule décharge électrique de quelques millisecondes. Ils ne s’agit plus de longues convulsions.
Et la « camisole chimique » soulage bien des malades et leur famille.

émission de Public Sénat sur les UMD et les appartements thérapeutiques

Une émission « enjeux d’avenir de la chaîne Public Sénat était consacrée en 2009 à « l’enfermement psychiatrique ».

L’émission est revisionnable en Vidéo à la Demande sur
http://www.publicsenat.fr/vod/enjeux-d-avenir/l-enfermement-psychiatrique/jean-louis-senon,jean-luc-roelandt,/60877

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L'enfermement psychiatrique 1/3 par Petite-Facetieuse

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L'enfermement psychiatrique 2/3 par Petite-Facetieuse

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L'enfermement psychiatrique 3/3 par Petite-Facetieuse

Elle abordait entre autre la question des Unités pour Malades Difficiles (en consacrant un reportage à l’UMD Sarreguemines en Moselle) et celle des appartements thérapeutiques (en consacrant un reportage aux appartements thérapeutiques en Italie où ils sont plus développés).

Etaient interviewés aussi le psychiatre et criminologue Jean-Louis Senon et le psychiatre Jean-Luc Roelandt.

Le psychiatre et criminologue Jean-Louis Senon avait un point de vue intéressant sur les mesures que voulait mettre en place le président de la République française fin 2008 (après le meurtre à Grenoble d’un étudiant par un schizophrène échappé d’un hôpital psychiatrique) : le bracelet électronique. Il disait que cette mesure est absurde et contre-productive. Les malades étant parfois paranoïaque, la pose d’un bracelet électronique ne fera qu’alimenter leur délire et ne les aidera pas à se stabiliser.

émission de radio sur « une nouvelle histoire de la folie »

émission de radio sur « une nouvelle histoire de la folie » à télécharger (clic droit -> « enregistrer sous ») ou à écouter en streaming ici [format mp3, 38 Mo]

Page de l’émission sur le site de France Culture.

Invités

Marcel Gauchet, Philosophe et historien, Directeur d’études à l’EHESS et rédacteur en chef de la revue Le Débat

Claude Quétel, Historien, Directeur de recherche honoraire au CNRS

Jean-François Bert, Sociologue, enseignant à l’EHESS et membre du Centre Michel Foucault

La revue Books, le partenaire de France Culture, publie dans son numéro de septembre un dossier consacré à la réception du fameux livre de Michel Foucault, Folie et déraison, Histoire de la folie à l’âge classique, dont le public anglo-saxon dispose enfin de la traduction intégrale. La polémique est lancée par un sociologue américain, Andrew Scull, historien de la médecine et de la psychiatrie qui, dans un article paru dans le TLS, administre une volée de bois vert à notre philosophe national. Pour résumer Scull, Foucault n’apportait pas grand-chose de nouveau sur le plan intellectuel des années 60, dominées par l’anti-psychiatrie. Avant lui, Thomas Sasz, en même temps que lui, Ronald Laing et David Cooper dénonçaient abondamment l’institution asilaire comme répression politique se donnant les apparences de la thérapeutique. Et, comme Foucault, ils mettaient en cause l’opposition entre le normal et le pathologique, qui était un lieu commun de l’époque. Plus grave, d’après Andrew Scull, les sources sur lesquelles Michel Foucault a fondé sa démonstration étaient datées et lacunaires et le philosophe les aurait tirées dans le sens qui l’arrangeait – parfois au mépris des faits. En conséquence, la thèse centrale de Foucault – le « grand renfermement » des asociaux et des insensés à l’Age classique, serait un mythe sans réalité historique.

Il se trouve que Marcel Gauchet avait publié, en 1980, en collaboration avec l’historienne et psychiatre Gladys Swain, un essai qui allait dans le même sens, La pratique de l’esprit humain. Plus récemment, puisque le livre vient de sortir, l’historien Claude Quétel revient à son tour sur l’histoire de la folie et des traitements par lesquels la médecine a cru pouvoir la guérir, de l’Antiquité à la sectorisation. En passant, bien entendu, par Foucault, dont il conteste l’intuition centrale.
Mais ces attaques ruinent-elles le cœur d’une pensée qui continue à questionner notre modernité, un quart de siècle après la disparition de son auteur ?

émission de radio sur l’avenir des psychothérapies

émission sur l’avenir des psychothérapies à télécharger (clic droit -> « enregistrer sous ») ou à écouter en streaming ici [format mp3, 55 Mo]

émission du mardi 8 septembre 2009
l’Avenir des psychothérapies

Invité :
Roland Jouvent.  Psychiatre à l’hôpital de la Salpêtrière, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, directeur de l’unité CNRS consacrée aux émotions.

Animateur de cette émission de radio sur France Culture :
Olivier Lyon-Caen, Professeur à l’université Paris VI et chef du Service de Neurologie à l’hôpital de la Salpetrière.

L’approche et la compréhension des maladies mentales sont l’objet de très nombreuses recherches. Les moyens nouveaux d’analyse et d’exploration, biologiques et morphologiques, dynamiques et fonctionnels, ouvrent des perspectives immenses.

Dans le même temps, les prises en charge des maladies mentales changent. De nouveaux médicaments, agissant de manière bien différente que par le passé, sont disponibles. Est-ce aussi le cas des psychothérapies ?

C’est ce que nous allons voir avec le Professeur Roland Jouvent.